Catégorie : Bolivie

Copacabana & La Isla del Sol

Copacabana & La Isla del Sol

À ne pas confondre avec le quartier de Rio de Janeiro au Brésil, la ville de Copacabana est à 4h de La Paz, au bord du lac Titicaca.

En arrivant sur l’île, j’ai découvert des paysages à couper le souffle mais l’enchantement s’est très vite stoppé une fois arrivée à Copacabana, une ville qui pour moi n’a aucun charme.

Depuis Copacabana il est possible de visiter 2 îles : La Isla del Sol et la Isla de la Luna. J’ai décidé de consacrer mon temps à la Isla del Sol. Départ à 8h30 et retour à 15h.

Isla del Sol

L’aller-retour dure 4 heures et coûte 30 bolivianos (3,60€). Il faut également s’acquitter d’une taxe de 10 bolivianos en arrivant sur l’île (1,20€).

Depuis quelques temps la partie nord de l’île est fermée aux touristes pour cause de conflits entre les habitants, ce qui nous empêche de voir bon nombre des ruines incas.

L’île perd donc un peu de son intérêt bien que le paysage reste magnifique. N’est-ce pas ?

Clique ici si tu n’as pas lu mon dernier article sur L’excursion vers le Salar d’Uyuni.

Le Salar d’Uyuni depuis Tupiza

Le Salar d’Uyuni depuis Tupiza

Le Salar d’Uyuni est un incontournable de la Bolivie. Ça serait un peu comme ne pas aller voir la Tour Eiffel alors que tu es à Paris…

Il est possible de faire cette excursion depuis 3 villes : Uyuni, Tupiza ou San Pedro de Atacama (Chili). La meilleure reste selon tout le monde depuis Tupiza. Il y a beaucoup moins de monde, ce ne sont pas des dizaines de bus qui partent en même temps aux mêmes endroits. Et dernier point positif : tu vois le lever du soleil sur le Salar le dernier jour.

Nous sommes passés par l’agence Natural Adventure (souviens-toi j’avais fait du cheval avec cette même agence en arrivant en Bolivie, cf. cet article).

Tarif : 1100 bs (130€).

Ce qui est compris : tous les repas, les snacks, 2L d’eau par jour par personne, les nuits en refuge.

Nous avons eu Hernán comme guide, qui nous a donné toutes les informations nécessaires. Plus important encore : il est d’une extrême gentillesse et est toujours à vouloir combler nos moindres désirs.

Choisis-bien avec quelle agence tu pars car les guides ne sont pas toujours bien traités. Je sais que dans celle-ci les guides sont assez libres.

Toutes les agences se font une marge énorme, celle-ci ne doit pas faire exception à la règle. C’est pourquoi nous avons tous laissé un pourboire à Hernán qui est allé directement dans sa poche.

C’était une excursion formidable ! J’en ai pris plein les yeux du début à la fin et j’ai rencontré des personnes extraordinaires grâce à qui le voyage n’a été que meilleur.

Je te laisse avec les photos, des moments à jamais gravés.

Sucre – Capitale de la Bolivie

Sucre – Capitale de la Bolivie

Sucre

Sucre, capitale de la Bolivie, est une ville blanche très agréable malgré le grand afflux de touristes. Elle a gardé son empreinte coloniale de part son architecture et son centre-ville quadrillé à l’espagnole.

Il y a énormément de choses à faire, de nombreux musées, des balades, et mon activité favorite : flâner dans les rues.

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Tupiza – Mon arrivée en Bolivie

Tupiza – Mon arrivée en Bolivie

Je suis partie en Bolivie depuis San Pedro de Atacama au Chili. Ma découverte de la Bolivie commence donc par Tupiza dans la région de Potosí, région la plus pauvre de Bolivie.

Il est vrai qu’en tant qu’européenne je suis très différente physiquement des boliviennes. À mon arrivée je me suis sentie comme l’attraction du moment, j’étais dévisagée par tout le monde. Aujourd’hui même si c’est toujours le cas, je me suis habituée, je ne le remarque presque plus.

Pour être honnête à 100%, je ne me suis pas sentie très à l’aise à mon arrivée en Bolivie, tout d’abord parce que j’étais dévisagée mais également car l’écart entre le Chili et la Bolivie est immense. Je sais que la Bolivie est un pays pauvre, mais de le voir et de le ressentir est bien différent.

Quelques informations sur la Bolivie

Le contraste avec le Chili et avec l’Argentine m’a beaucoup marqué. J’ai donc fait quelques recherches que je tiens à partager aujourd’hui.

4 millions de personnes sont en situation précaire dont 1,8 millions sont dans une situation de pauvreté extrême (difficultés à s’alimenter, se vêtir, se loger).

En 2016 l’espérance de vie était de 71,88 ans.

La sous-alimentation affecte 21,3% de la population, ce qui représente 2,2 millions de boliviens.

Il n’y a que 4,7 médecins pour 10 000 habitants.

« Le budget du ministère de la Santé a été de 287 millions de dollars en 2016. Sur ce montant, 202 millions étaient destinés à l’investissement, mais seulement 120 millions furent réellement investis (59%) ; une  sous-utilisation fréquente et coutumière de la piètre administration du pays. (…) Pour couvrir les besoins du pays, il faudrait plus que doubler le nombre d’hôpitaux. Ceux qui existent manquent de personnel, et manquent aussi de moyens pour répondre à une demande  de soins toujours croissante. Pour obtenir une consultation, il faut faire la queue depuis l’aurore et obtenir un bon d’entrée. Et quand il n’y a plus de place, il faut revenir le lendemain.  Et le calvaire des patients ne s’arrête pas là puisqu’ils n’ont bien souvent pas les moyens d’acheter les remèdes qui leur sont prescrits. »

Toutes les informations ont été tirées de cet article que j’estime fiable.

J’ai remarqué que beaucoup d’enfants travaillaient dans la rue. J’ai donc cherché l’âge à partir duquel il est possible de travailler en Bolivie.

Réponse : Selon la loi il est possible de travailler dès 10 ans à son propre compte et à 12 ans pour le compte d’autrui, donc comme un adulte.

J’ai discuté avec une jeune fille qui travaille dans l’Hostal Coronel Pedro Arraya . C’est une lycéenne de 17 ans, qui a 7 frères et soeurs. Pour aider sa famille elle travaille en plus du lycée depuis 2 ans dans cet hostel du lundi au vendredi de 7h à 19h30, parfois le weekend. Elle étudie le soir jusqu’à 23h.

Elle n’est malheureusement pas le seul exemple, les enfants travaillent souvent auprès de leurs mères pour vendre de la nourriture dans la rue, pour cirer des chaussures etc.

Passons à un sujet plus léger: mon séjour.

Tupiza

L’hostel que je recommande : Valle Hermoso : 40 bs (4,70€) la nuit avec le petit-déjeuner : pain, beurre, confiture, café, thé, chocolat, bananes. Très propre, calme, et avec une wifi exceptionnelle. Il n’y a malheureusement pas d’espace commun pour pouvoir rencontrer les autres voyageurs.

Tupiza est un tout petit village qui propose les fameux tours de 4 jours pour aller au Salar d’Uyuni. En dehors de ça, il est possible de faire des balades à pied, à cheval ou en jeep pour visiter les alentours.

Le village :

Où manger ?

Le midi il est possible de manger au Mercado Gil Duran. Au rez-de-chaussée, c’est un marché classique où l’on peut acheter de la viande, des fruits et légumes. Et à l’étage il y a de nombreuses femmes qui préparent des plats typiques. Les soupes sont en général à 6 bs (0,70€) et les plats à 12 bs (1,40€).

Sinon, personnellement je mangeais dans la rue (hamburgers, salchipapas).

J’ai également mangé dans une rôtisserie, le poulet y était excellent !

Poulet entier : 70 bs (8,20€)
Moitié de poulet : 30 bs (3,50€)
Quart de poulet : 19 bs (2,20€)
Accompagnement : pâtes + riz + frites.

Activités

Balade à cheval – Un air de Far West

Je suis passée par l’agence Natural Adventure pour faire du cheval. Cintia, qui tient l’agence, est une femme adorable, à l’écoute, avec un coeur énorme, qui cherchera toujours une solution pour satisfaire tout le monde.

J’ai donc fait une balade d’une journée (7h) à cheval avec un guide pour 400 bs soit 46€ (déjeuner compris).

Au programme :

Puerta del Diablo

Valle de los machos

Valle de los machos

Il n’est pas toujours facile de prendre des photos à cheval…

Cañón del inca

Quebrada Seca

Toroyo

Pendant ma balade à cheval je suis tombée sur un panneau qui indiquait que la Commission Européenne et une commission allemande dont je ne me souviens pas le nom avaient financé une amélioration des routes, de la santé, de l’éducation, de 2002 à 2009. Je ne sais pas comment était le village avant mon passage mais je vois qu’il n’y a AUCUNE infrastructure, pas de route, pas d’école, rien. Je me demanderais presque où l’argent qui a été versé est passé…

Cañón del Duende

J’espère que mon article t’aura plu 😉

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